Préambule : cet article est la republication d’une vieillerie de 2007, initialement mise en ligne sur Sale plume.
Dedans, un monde à part. Ils racontent tant de choses, parfois chuchotent, parfois hurlent, parfois se taisent mais le disent quand même, serrant les cœurs, mettant en léthargie la pensée lorsqu’ils imposent ces émotions issues de souvenirs oubliés, enfuis au fond de l’âme.
Peu de vibrations suffisent à nourrir une atmosphère clinique dans laquelle les sens, impuissants, tendent à se complaire. Ainsi, lorsque l’anéantissement d’une volonté conduit à l’abandon de soi au rien, l’esprit, plein de cette douce béatitude, sourit.
Ce bonheur, pied-de-nez aux yeux ouverts, bras d’honneur au quotidien, croc-en-jambe à l’art de vivre, enfonce d’une main de fer ceux qui, face à leur propre visage, font la sourde oreille.
Enfanté dans la douleur le 14 mars 2007.
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